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Informations
: Rudy Cochez, copropriétaire
de l'hôtel Kayadam
PHOTOS
ET TOUR VIRTUEL 
Accroché à la
falaise d’Ürgüp, un petit hôtel troglodytique, Kayadam, domine une
région enchanteresse où les cheminées de fée, surprenantes colonnes
de roche surmontées d’une sorte de chapeau, confèrent au relief
un insolite aspect lunaire. L’hôtel Kayadam se love dans les couches
de lave basaltique crachée il y a quelque dix millions d’années
par les volcans Erciyes, Hasan et Göllüda, puis sculptée tant par
une lente et continuelle érosion que par l’industrieuse main humaine.

La
façade de l'hôtel Kayadam
Un paysage
aux formes irréelles
Le voyageur
qui, désireux de spectacles inédits, pénètre dans ce monde aux formes
irréelles, succombe au charme mystérieux d’un site nimbé de féerie
: devant lui, à perte de vue, d’étranges figures dessinées dans
la roche découpent le bleu intense de l’horizon. Suivant les méandres
de la route qui mène à l’ancienne ville, déjà connue sous le nom
de Bashisar à l’époque seldjoukide, il aperçoit l’antique falaise
d’Ürgüp imposant à la région sa silhouette aux mille grottes. Son
regard ne peut manquer alors d’être attiré par l’étonnante façade
de l’hôtel Kayadam, dont les arcades et les colonnes se fondent,
avec une harmonie de formes et de couleurs, dans la roche de la
montagne.

Petit
déjeuner à l'hôtel Kayadam
Kayadam,
un petit hôtel creusé dans la falaise
Quand, au terme
de son périple, il frappe au portail de l'hôtel Kayadam, il
découvre une haute paroi sculptée dans le tuf : d’antiques voûtes
en pierre de taille abritent des portes et des fenêtres découpées
dans le roc ; de larges terrasses bordées de fer forgé descendent
jusqu’au sol où la végétation se marie à la roche ; des escaliers
aux tracés tortueux s’enfoncent vers les profondeurs, contournant
ici une fontaine, là un mur de vieilles pierres.

Rudy
et sa famille à l'hôtel Kayadam
Une architecture
surgie du passé
Mais la fascination
s’accroît encore lorsqu’on l’invite à aller plus avant, dans les
pièces creusées dans la façade de l'hôtel Kayadam. Chacune
recèle les vestiges du passé : un ancien four ou un pressoir creusés
dans le sol, une cheminée taillée dans la roche, des encoches faites
dans le tuf pour suspendre les victuailles, des niches aménagées
dans les murs… tout rappelle le mode de vie ancestral des villageois.
La roche elle-même offre un surprenant spectacle : les teintes nuancées
des parois, les motifs dessinés par les strates ou tel miroir de
faille semblent l’œuvre d’un artiste titanesque.

Chambre troglodytique de l'hôtel Kayadam
Un intérieur
raffiné
Parvenu dans
ce lieu séculaire, le voyageur est frappé par le raffinement de
l’intérieur de l'hôtel Kayadam : élégant contraste de pierre
et de bois, mosaïques aux motifs ottomans, étoffes et tapis aux
couleurs chaudes, bas de lits en tissus brodés… Rien n’est laissé
au hasard pour lui offrir un confort parfait : la literie de qualité,
les salles de bain luxueuses, la modernité des équipements font
de l’endroit un lieu de vie à la fois authentique et somptueux.
Une chaude lumière perce par les larges fenêtres et souligne le
volume des vastes pièces. Chaque chambre de l'hôtel Kayadam
donne sur le jardin et dispose d’une terrasse avec vue panoramique
sur un paysage aux couleurs toujours changeantes : rouge pâle au
lever du soleil, blanc sous les rayons du midi, jaune ou ocre le
soir.
Un lieu au
carrefour des civilisations
De là, le voyageur
ne peut échapper à l’émotion de contempler une région à l’histoire
extraordinairement féconde : dans ce lieu retiré, à l’est de l’Anatolie
centrale, se sont successivement établis les Hittites, les Mèdes,
les Perses, les Romains, les Byzantins, les Turcs laissant la trace
indélébile de leurs cultures et de leurs civilisations.
L'Hôtel
Kayadam, une demeure des premiers siècles de notre ère
Pour les archéologues,
les grottes de l'hôtel Kayadam remonteraient aux premiers
siècles de notre ère, quand les Chrétiens, en proie aux persécutions
romaines, s’installèrent dans les rochers de Cappadoce et construisirent
les premières églises rupestres dont la région est truffée, même
si beaucoup ne sont encore connues que des villageois, et dont les
fresques, étonnamment bien préservées, ont traversé les siècles.
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